CONFERENCE : Frontières de l’audible, fréquences extrêmes
Par Sabine Meunier, Ossen El Sawaf (LMA CNRS), Olivier Vinet (ONF)
Vendredi 4 septembre – 18h30
Cité de la Musique de Marseille
4 rue Bernard Dubois
13001 Marseille
Entrée libre sur réservation
20-20000Hz. C’est la supposée plage de fréquences audibles par l’être humain. Mais que se passe-t-il au-delà ? En dessous, sommes-nous capables d’entendre les infrabasses émises par une éruption volcanique, et au-dessus les ultrasons de la chauve-souris ?
Comment les capter, comment les analyser, quelles sont leurs propriétés ?
Sabine Meunier, Ossen El Sawaf et Olivier Vinet, chercheur·euses qui agissent aux seuils de l’audible bousculent nos croyances en nous expliquant comment il est possible de percevoir ces fréquences extrêmes.
Sabine Meunier
Directrice de recherche HDR au Laboratoire de Mécanique et d’Acoustique (CNRS, Marseille), ses activités de recherche concernent l’étude de la perception des sons par l’humain avec une préoccupation particulière pour des applications dans le domaine de l’acoustique physique. Actuellement, elle s’intéresse plus spécifiquement à la sonie (perception de la puissance sonore) et aux mécanismes de codage de l’intensité sonore, avec un focus sur les très basses fréquences et les infrasons. Elle a également travaillé sur la qualité sonore et le masquage, et sur les liens entre vibroacoustique et psychoacoustique.
Ossen El Sawaf
Ingénieur de recherche au CNRS, il étudie la manière dont nous percevons les sons. Ses travaux l’ont amené à explorer différentes facettes de l’audition, aussi bien dans notre environnement quotidien que dans le domaine musical. Aujourd’hui, il se consacre à l’étude des infrasons et des très basses fréquences. Ses recherches visent à mieux comprendre le fonctionnement de l’oreille dans ces gammes de fréquences.
Olivier Vinet
Bioacousticien et ingénieur à l’Office national des forêts (ONF), Olivier Vinet est spécialisé dans le suivi des chauves-souris par analyse acoustique des ultrasons, principalement à des fins de conservation. Il travaille au développement d’outils de surveillance des écosystèmes basés sur l’acoustique passive, et contribue à la caractérisation des sources naturelles et artificielles d’ultrasons en milieu naturel. Ses activités de recherche appliquée portent également sur l’impact des signaux ultrasonores artificiels sur le comportement de la faune, ainsi que sur les méthodes de détection acoustique pour la gestion des habitats naturels.