Concert d'ouverture
Interprétation : Armando Balice
Samedi 29 août 2026 – 20h30 – 6/10€
Comptoir de la Victorine
29 rue Toussaint
13003 Marseille
Musique électroacoustique
2 mouvements et 1 interlude
Dédié à Marceline Lartigue Réalisation dans le studio du compositeur
Collaboration technique : Jonathan Prager
Christine Groult – Étincelles (2005) 15’
À Marie-Claude Defores
Cette pièce est une version concert en stéréo d’une commande de l’Institut Curie pour inaugurer “ Un Jardin pour la Vie, une Jonquille pour Curie” week-end de générosité en faveur de la recherche contre le cancer. La création a eu lieu en douze pistes sur l’esplanade du Panthéon avec des lumières conçues par Zelda Georgel.
Production Zelphis.
Sonorisation Seco.
Cette musique a été élaborée à partir des images les plus frappantes d’un siècle d’histoire de la radioactivité : la découverte du radium, révélée par Pierre et Marie Curie en 1898 ; le travail acharné accompli par Marie Curie, dans son hangar, remuant des heures durant, à l’aide d’une tige en fer, une tonne de minerais, pour extraire un gramme de ce précieux radium ; la mise à jour des vertus thérapeutiques de la radioactivité ; les nouvelles pages que continuent à écrire, jours après jours, chercheurs, médecins et patients.
Armando Balice – FOLLIA (2024) 10′
Musique acousmatique
Prise de son violon : Léo Belthoise
Mouvements :
I. Infinito / Infini
II. Immensità / Immensité
III. Ultimo orizzonte / Dernier horizon
IV. Eterno / Éternel
V. Infinito silenzio / Infini silence
FOLLIA est une œuvre électroacoustique inspirée du célèbre thème de la Folia, motif musical ancien originaire du Portugal, qui s’est répandu à travers l’Espagne jusqu’au reste de l’Europe. Très présent dans l’histoire de la musique est connue pour sa force expressive et son potentiel de transformation.
La Folia, c’est à la fois un thème musical structuré, souvent décliné en variations, et un mot qui évoque la folie. C’est ce double sens qui a guidé la composition : une matière sonore obsédante, cyclique, qui semble se prolonger à l’infini, comme un vertige sensoriel. La répétition, centrale dans la forme thème et variations, devient ici le vecteur d’une exploration spatiale et mentale jusqu’à la perte de repères.
La pièce puise également son inspiration dans le poème L’infini de Giacomo Leopardi, dont le vocabulaire poétique renvoie à une expérience de l’immensité, de l’indéfini et du silence. Les cinq mouvements empruntent ainsi leurs titres aux images de ce poème, traçant un parcours intérieur entre réminiscence instrumentale et abstraction acousmatique.
Armando Balice – The light went out before I could see (2022) 13’45
Dédié à Jean-Paul Merlin
Commande d’Esox Lucius
« Vraie lumière, Celle qui jaillit de la nuit, Et vraie nuit, Celle d’où jaillit la lumière. »
François Cheng
Armando Balice
Armando Balice est un compositeur et improvisateur électroacoustique franco-italien. Il est inspiré par l’idée abstraite du noir et explore la poétique et les références qui s’y rattachent dans ses compositions. Il cherche à développer une musicalité intense et profonde, quasi orchestrale, qui puise ses influences autant dans les musiques modernes au caractère plus bruitiste, métal ou noise, que dans le répertoire de la musique acousmatique ou classique.
En 2025 il a sorti son premier album « Du noir tout autour » sur le label Canadien Empreintes Digitales. Il est lauréat du prix Superphonique des Lycées 2026 et a reçu le prix Francis et Mica Salabert dans le cadre des Prix symphoniques de la Sacem 2023. Il a reçu des commandes de diverses institutions et structures, notamment Radio France, la Maison de la musique contemporaine, l’Ina-GRM, La Muse en Circuit, le Studio Éole, Ici l’Onde, l’Ensemble Cairn, le centre de création Le Logellou, la compagnie musicale Motus, ainsi que de nombreux festivals.
Armando Balice a suivi les enseignements de Jean-Marc Weber, Denis Dufour et Jonathan Prager, avant de poursuivre un Matser en musique électroacoustique et arts sonores à l’Ina-GRM. Il enseigne actuellement la composition électroacoustique au Conservatoire à rayonnement régional du Grand Chalon (Bourgogne, France). Il est directeur de la compagnie de création musicale Alcôme.
En 2013, il conçoit l’acousmonium Alcôme (orchestre de haut-parleurs dédié au son spatialisé), avec lequel il organise régulièrement des concerts de musique électroacoustique et expérimentale ainsi que le festival Ondes Croisées.
Michèle Bokanowski
Passionnée de musique dès l’adolescence, c’est relativement tard, à 22 ans, que Michèle Bokanowski décide d’étudier la composition. La lecture d’À la recherche d’une musique concrète de Pierre Schaeffer fut déterminante. Après une formation classique en harmonie, elle rencontre Michel Puig, élève de René Leibowitz, qui lui enseigne l’écriture et l’analyse d’après le Traité de Schönberg. En septembre 1970 elle débute un stage de deux ans au Service de la Recherche de l’ORTF sous la direction de Pierre Schaeffer.
Parallèlement elle participe à un groupe de recherche sur la synthèse du son et étudie l’informatique musicale à la faculté de Vincennes.
Ses principales œuvres sont destinées au concert : Pour un pianiste, Trois chambres d’inquiétude, Tabou, Phone Variations, Cirque, L’étoile Absinthe, Chant d’Ombre, Enfance, Rhapsodia, Cadence, Elsewhere. Elle a composé également pour le théâtre (avec Catherine Dasté), la danse (avec les chorégraphes Hideyuki Yano, Marceline Lartigue, Bernardo Montet) et le cinéma : musique des courts-métrages de Patrick Bokanowski et de ses deux longs métrages : L’Ange (1982) et Un rêve solaire (2016).
Christine Groult
Compositrice électroacoustique – Paris
http://musicinsitu.eu/
Christine Groult inscrit son travail dans la recherche d’une musique expressive qui s’adresse à l’émotion. C’est le potentiel poétique des sons (enregistrement et transformations) et la recherche de nouvelles dramaturgies sonores qui l’intéressent particulièrement. La musique électroacoustique est son mode d’expression, cette forme de composition élabore en studio une matière sonore créatrice d’images porteuses de sens, de liens. Se prêtant à une diffusion sur hauts-parleurs, la musique sur support lui a permis d’investir des lieux très variés pour y réaliser in situ de véritables spectacles sonores qu’elle qualifie de « scénographies ». C’est dans cet esprit qu’elle a fondé en 2002 « Music in situ ». L’objectif est d’aller à la rencontre du public sur des lieux porteurs d’imaginaire, investir des sites porteurs de vie.
Ses œuvres sont jouées dans de nombreux festivals en France et à l’étranger : Ai-Maako à Santiago, Archipel et Electron à Genève, l’Audible festival à Montreuil, Caen soirs d’été, CCMC au Japon, l’Espace du son à Bruxelles, Futura à Crest, Lemats à Séville, Longueur d’ondes à Brest, Multiphonies à Paris, Présences électroniques à Paris, Reevox et Trans’électroacoustique à Marseille, Sonoimagines à Buenos aires. Ainsi qu’en concert à Bruxelles, Cagliari, Manchester, Santiago, Buenos Aires Tokyo, Kyoto, Paris, Genève, Barcelone, Montréal, Vienne…
Christine Groult a été élève à la fois, au Groupe de Recherches Musicales (GRM) de Radio France, dirigé par Pierre Schaeffer, au conservatoire expérimental de Pantin et à la Sorbonne en musicologie et linguistique.
De 1976 à 1986, elle a été assistante au département de pédagogie à l’IRCAM sous la direction de Michel Decoust.
De 1985 à 1990 elle a été responsable du studio de musique électroacoustique du Conservatoire de Chalon-sur-Saône.
De 1990 à 2015, titulaire du CA, elle a enseigné la composition électroacoustique au CRD de Pantin.